«Les élèves estoniens ont 45% d'heures de cours fondamentaux de moins que les petits Français, et ont pourtant de meilleurs résultats en mathématiques et en littératie, ajoute Paule Tavignot. La plupart des seize pays européens qui nous devancent dans le classement Pisa ont des travaux manuels en classe. On constate une corrélation. » «L'impact est réel sur les apprentissages, le bien-être des élèves, leur orientation et leur santé, c'est un vecteur d'accrochage scolaire, appuie Gabrielle Légeret. Cela peut devenir un élément de réussite éducative, en permettant au jeune de réintroduire le corps dans les apprentis sages. II ne s'agit pas seulement d'un impact sur les questions économiques, de recrutement et de sauvegarde de filières artisanales et industrielles. »